• L'auteur: Guy Foissy 

 

Guy Foissy est un dramaturge français né le 12 Juin 1932 à Dakar ( Sénégal)

 «  Mes parents m'avaient fait suivre des cours particuliers par un professeur de français, béninois. C'est peut-être de lui que m'est venu cet amour des mots. Je ne sais pas, mais si je ne l'ai pas oublié, c'est sans doute qu'il a joué un rôle dans ma vie.Je me souviens qu'il me parlait des poètes, qu'il aimait notre langue, notre culture. Mais aussi, à trois femmes: ma grand'mère, qui m'a donné le goût de lire, ma mère qui m'a toujours poussé et encouragé à écrire, mon épouse Mélina. qui a su préserver mon cadre de création et accepter mes longs silences.

 Retour à Paris. J'ai 14 ans quand j' écris ma première pièce en alexandrins: «  Nous habitons tous Charenton »et dans ce titre qui faisait réfèrence à un asile d'aliénés, s'exprime mon attitude par rapport au monde dans lequel je vis. C'est toujours ce même regard, cette même angoisse, cette même ironie, cette même dénonciation qui me porte.

 En 1965, j'étais administrateur du Théâtre de Bourgogne, j'ai envoyé des pièces à Jean-Marie Serreau, 6 mois après la Compagnie montait cinq pièces, toutes mises en scène par Périnetti:

Puis la création à la Comédie Française de « Coeur à Deux » mis en scène par Jean-Pierre Miquel et avec Ludmilla Mickhaël et Alain Pralon,

La Crique avec Claude Piéplu et Micheline Luccioni, mise en scène par Jacques Seiler qui créa aussi La Goutte et le Discours du Père.

« Annonce Matrimoniale » à la télévision, avec Emmanuelle Riva et Mikael Lonsdale,

Le Grand Prix de l'Humour Noir du Spectacle.

Je me souviens aussi de mon émotion lorsque j'ai été joué pour la première fois à l'étranger. Je vivais à Beaune, ce devait être en 1966. J'écrivais et j'ai réalisé que là bas, en Uruguay, à Montevideo, en espagnol, on donnait la première de « l'Evénement. »

J'ai eu la chance d'être joué dans pas mal de pays: en Hongrie, par exemple, j'avais un grand traducteur, Endre Lazar, qui m'a imposé, m'a fait jouer au théâtre, à la télévision, éditer.

En Allemagne, j'ai eu quelques années un agent, un verlag très efficace.

Au Japon, il y a eu Masao Tani, mon frère en théâtre, qui a créé le Théâtre Guy Foissy de Tokyo en 1976 et qui, depuis lors, continue à ne programmer exclusivement que mes pièces, à me faire traduire, jouer par d'autres troupes, par la télévision (NHK), à me faire éditer (bientôt près de 40 de mes pièces auront été jouées au Japon, et plus de trente éditées). Pourquoi le Japon? Parce que Masao Tani m'aura offert, avec cette passion, cette fidèlité pour mon théâtre l'un des plus beaux cadeaux qu'on puisse offrir à un auteur.

De mes metteurs en scène, pour lesquels j'ai beaucoup d'affection, j'attends fidélité, honnêteté, humilité (qualité qui n'est pas toujours la mieux partagée), ce qui n'exclut ni le talent, ni l'invention, ni la créativité, ni l'originalité, ni la liberté.

Dans mon théâtre, on rencontre beaucoup de victimes, des personnages qui subissent, qui se débattent, qui nous émeuvent, qui nous font rire.J'aime faire rire, parce que le rire est le meilleur moyen de dire des choses sérieuses. J'aime mes personnages, j'aime qu'on les aime, qu'on perçoive la tendresse que j'ai pour eux. J'aime les comédiennes et les comédiens, c'est pour eux, d'abord, que j'écris. Ils me passionnent. J'aime les textes et les mises en scène qui leurs permettent d'atteindre au sublime, à l'éblouissement, ou plus simplement au meilleur d'eux-mêmes. J'aime raconter des histoires. J'aime qu'on me raconte des histoires. J'aime raconter mon époque. Le théâtre a une fonction de témoignage, essentielle, comme toute forme d'art. Il est l'expression de la sensibilité d'une société. Il parlera de nous aux hommes et aux femmes de demain. C'est cela, forcément, qui restera, pas l'éphémère et le fugitif. J'aime le public, j'aime qu'il rit, qu'il soit ému, intéressé, troublé, inquiété, dérangé, "interpellé", qu'il se sente agressé même, mais qu'il soit heureux, qu'il ait envie d'applaudir, qu'il parte avec tout au fond une petite part de lui-même qui soit différente, si petite soit-elle...C'est notre récompense et mon ambition. »

Guy FOISSY(Mai 1995)

 

 

  • La pièce: Veillée funébre

 

Thème : discuter, raisonner, rire autour d'un mort.

 

Il égrène les 1000 répliques entendues d'une oreille aigüe autour de son lit de mort, sans pouvoir discerner le nombre de participants.

« En écoutant 1000 propos entendus d'une oreille aiguë autour de mon lit de mort ; il y avait évidemment un cercueil, puisque j'étais dedans. La position couchée que j'occupais, ne m'a empêché d'entendre parfaitement ce qui s'y disait, et ces propos se sont incrustés dans ma mémoire, s'y sont accrochés.

Aujourd'hui encore, je suis capable de les réciter par cœur,  dans l'ordre...

Au début, je crois qu'il y avait de la musique, à la fin, je ne saurais quoi dire, tellement... »

 

Date de création : le 16 mars 1990, au Théâtre Louis Aragon, à Bron par le Théâtre 2000

Mise en scène: Jean-Jacques Tessier.

Nombre de personnages possibles: de 1 à 1000 (un par réplique)

A la création par le Théâtre 2000 de Bron, ils étaient 15 personnages.

Durée: 2 heures

 

Montage de cette pièce par la troupe  Théâtre pour Rire de Saint Eloy de Gy

 Date des représentations : 11 et 12 Avril 2015, à St Eloy de Gy

Mise en scène: Thierry Sirou

7 personnages: La Curetonne, le Réac, Mouche, l'inconnu, la Chieuse, l'Intello, l'Asocial

Répliques : 840

Durée: 1 heure 30

 

Un pari risqué de l'auteur... qui n'indique pas le nombre de personnages de sa pièce, laissant aux metteurs en scène le plaisir rare du puzzle.

 En lisant la pièce attentivement, on peut percevoir le ton, l'esprit de chaque réplique. En fonction du nombre de personnages que la troupe peut jouer, on décide alors de les répartir à chacun des personnages que l'on a déterminé.

 Dans cette pièce, les personnages sont omniprésents, ne sortent jamais de scène et ont autant d'importance les uns comme les autres.

 Veillée Funèbre est une veillée tuyau-de-poêle, comme le dit justement un personnage.

 De touchantes banalités :

 -Comme il a l'air jeune. La mort l'a rajeuni.

 -Il est encore plus grand mort que vivant,

 Au panégyrique de circonstance :

  "Il y a un mois il était déjà mourant ou tout au moins il en avait l’air. Crevé crevard ... Berk!"

 "Les morts ont toutes les qualités, sauf une. C’est de n’être plus en vie…"

  On arrive au dénigrement :

  "Vous n’allez pas laisser supposer qu’il s’est soulagé après sa mort? Ce ne serait pas convenable et

scientifiquement indéfendable"

 A  l'insulte :

 "Moi, j’ai rêvé de l’éventrer, j’avoue que j’ai rêvé de l’éventrer. Avec un couteau de boucher."

 "Non seulement c'était un beau salaud, mais en plus c'était un sinistre con"

 "Surtout que son oeuvre, entre nous soit-dit, c'était surtout une belle merde"

 Mais aussi à la tentative de défendre le mort :

  "Et la charité chrétienne, mes chers amis, et la charité chrétienne dans tout ça?"

 "La charité chrétienne vous pouvez vous la mettre où je pense."

 Et à une fin inattendue  où certaines tendances cannibales se manifestent et où le mort n'aura pas dit son dernier mot. Et tout ceci au beau milieu des rires du public, dans un climat d'insolence, d'impertinence et de total irrespect.

  Rien de funèbre dans cette pièce cynique, amère mais pourtant attendrissante qui est une comédie burlesque.

 

  • La mise en scène: Thierry SIROU

 

 

 

Artiste chorégraphique, metteur en scène, Thierry Sirou, formé à l'école

 

Mudra (Bruxelles) a  mené une carrière de danseur avec Les Ballets du XXème Siècle de Maurice Béjart, partageant la scène avec des comédiens tels que Pierre Clémenti, Robert Hirsch, puis fonda la C° Maguy Marin, dansa dans la

 

C°Larry Richardson (New-York), Ballet Théâtre du Silence, Karin Waehner, Roland Petit et Zizi Jeanmaire, Ballet Moderne d'Athènes, Jazz Ballet de Torino où il crée ses premières chorégraphies, la C° Alvin Ailey pour le ballet Memoria au Grand Palais (Paris) pour le bicentenaire de la révolution française...

 

 En 1998, il fonde donc avec Laurence Couzinet, la Cie Car'Avan avec laquelle il crée nombre de pièces qui s'apparentent au Théâtre-Danse, qu'il interprète, mais aussi dont il signe la mise en scène. Dernière réalisation, Zao, créé pour le festival d'Avignon 2014 pour L.Couzinet et JL Letchimy.

 

 Site Car’Avan : http://www.car-avan.fr/

 

.Parallèlement à son travail au sein de la Cie Car'Avan,Thierry Sirou a été assistant-chorégraphe sur le télé-film "Fais danser la poussière" présenté sur France 2 en 2010, adapté du livre de Marie-Dô.

 

Diplômé d’État en danse, il a enseigné la danse contemporaine ainsi que la  gymnastique pilates qu'il pratique toujours, au sein de différentes structures et stages (en France et à l'étranger).

 

En 2010, il est nommé directeur d’atelier pour l’ARIA (Association des rencontres internationales artistiques) sous la direction de Robin Renucci, il entraîne corporellement les stagiaires et signe la mise en scène de "Lysistrata" d’Aristophane et de cinq nouvelles adaptées d'Anton Tchekhov.

 

Depuis Septembre 2014, rejoint la C° du Théâtre pour rire, en tant que comédien et metteur en scène.

 

 

 

Notes de Mise en Scène:

 

 

Le propos :

 

 Le thème de la pièce dépassant la stricte réalité, fournit au lecteur la possibilité de laisser s'épanouir son imagination...

 

Veiller un mort est en soit, une pratique qui tend à être délaissée. Autrefois, transmise par nos ancêtres, la veillée mortuaire se faisait surtout dans les pays à forte tendance catholique et avait un fondement purement spirituel. Elle avait un rôle accompagnateur pour aider le mort dans sa pérégrination à accéder aux mondes supérieurs. De plus, elle durait autour de trois jours,  et c'est seulement après, que les obsèques étaient célébrées.

 

Détaché de son enveloppe physique, le défunt ne pouvant plus voir, entendre, sentir avec ses narines, mais aussi avec sa peau, continue néanmoins à se manifester, car son âme et son esprit perdurent et  agir à travers d'autres corps.

 

Veiller les morts, c'est les accompagner par la chaleur de notre présence, de nos pensées, sentiments et attitudes aimants et bienveillants, afin qu'ils puissent laisser derrière eux, leur dépouille terrestre.

 

Une veillée effectuée avec une conscience et une attitude appropriées est une source de réconfort, de force et de chaleur, pour nos défunts.

 

 Dans cette pièce, la retenue et le respect éprouvés par le décès du défunt sont vite balayés, par des personnes imprégnés de conceptions matérialistes, qui pensent qu'après la mort, il n'y a plus rien.

 

Le mort semble être depuis très longtemps dans son cercueil, vu l'odeur qui s'y dégage.

 

Très vite, les mauvaises pensées se substituent aux belles paroles de surface  dans la bouche des personnages de la pièce qui déblatèrent ouvertement, avec provocation, leur rejet, l'antipathie, le dégoût qu'ils ont ressenti à son égard. Leurs paroles, leurs gestes, leurs mimiques sont significatifs des pensées qui les effleuraient lorsque le mort était encore en vie.

 

Leur pudeur, leur retenue s'estompent au fur et à mesure que la veillée dure!

 

Mais tous les personnages ne manifestent pas leur aversion, de la même façon:

 

d'ailleurs, il y a parmi eux quelqu'un qui ne connaissait  pas le défunt et qui y assiste, peut-être par curiosité, par opportunisme ou par désinvolture.

 

On pourrait supposer que ce n'est pas de ce mort particulièrement qu'ils parlent et que ça pourrait être n'importe quelle personne qui soit là, allongée dans le cercueil.

 

Mais pourtant, au fur et à mesure que les personnages émettent une opinion sur les caractéristiques du mort, on décèle chez certains qui le connaissaient, un certain brin de jalousie, une défiance évidente par-rapport à cette différence qui existe entre lui et eux.

 

Le mort, étant un écrivain, on imagine aisément que l'auteur s'est identifié à ce « cher défunt »

 

Médire, c'est leur plaisir favori et ils ne se gênent absolument pas.

 

Ils vont même faire des jeux, joutes verbales à celui qui dira le plus de propos abjectes sur le dit défunt. Oublié, le recueillement, la prière, on se lâche avec une telle délectation que les personnages se surprennent eux-mêmes à formuler de telles abominations.

 

Il y a certes une personne qui veut honorer la mémoire du mort et se retrouve seule contre tous à le défendre.

 

Mais elle va elle-même succomber à l'euphorie ambiante et s'unir à la vague de joyeux loustics qui composent cette veillée.

 

 

Qu'est-ce qui a motivé le choix de la pièce?

 

C'est d'abord la démesure, l'outrance; notre société toujours contrôlée, normalisée est certainement un des facteurs déterminants qui nous a conduit à faire ce choix.

 

La liberté de parole, les mots irrévérencieux qui sont projetés comme des snippers ont une résonnance presque libératoire et font finalement rire les spectateurs qui pourraient avoir des résistances, justifiées, de par le contexte.

 

Car on rit, malgré soit et si l'on ne rit pas, on entend son voisin le faire, et ces répliques, au nombre de mille, conduisent le spectateur à l'opposé de la tristesse, dans l'hilarité la plus totale.

 

Ainsi, on peut rire de la mort? Sujet très souvent tabou où l'humour a souvent du mal à s'y glisser.

 

Toutes ces répliques, à qui les donner, dans quelle bouche vont-elles être dites? Faut-il toutes les réciter? Créer un personnage, combien?

 

C'était tout le travail au début! 

 

Belle aventure que Guy Foissy, l'auteur, nous soumet, de telle sorte que cette pièce ne peut jamais ressembler à une autre, tant les possibilités sont infinies.

 

Une fois les personnages choisis, les répliques distribuées, finalement au nombre de 830, s'est posé ensuite, la question de la mise en espace.

 

Les personnages ne sortant jamais de scène, il fallait selon moi les isoler, afin de mieux  les ressentir dans leur individualité. Faire ressortir leur force, mais aussi leur faiblesse.

 

M'est venue l'idée de passe-têtes comme dans les fêtes foraines d'antan!

 

En peignant leur costume sur le panneau, on aurait l'illusion de partager une conversation avec le personnage, mais où lui ne montrerait que sa tête.

 

On aurait ainsi l'impression d'une certaine confidentialité qui permettrait au personnage d'amadouer en quelque sorte le spectateur. Ne pas tout lâcher dès le début, intriguer le spectateur, me paraît primordial pour que les mots émis, aient toute leur valeur.

 

Plus tard, on découvre le cercueil et les panneaux passe-têtes se couvrent de velours, pour permettre d'être dans les conditions adéquates d'une veillée, dans la même dramaturgie.

 

A la fin, la surprise est à la hauteur des ordureries balancées par le groupe, mais surprise!

 

 

Les acteurs :

 

 Après avoir tiré au sort le rôle qui lui était dévolu, chaque comédien s'est approprié son rôle.

 

Ce parti-pris nous a permis d'avoir un regard assez distant et éviter les affinités, les sympathies qui pourraient à long terme enfermer les acteurs dans une perception de la psychologie du personnage trop protectrice, donc trop restrictive.

 

Tous les personnages ayant une fêlure, il était nécessaire de trouver un lien très proche avec ce qui les rendait vulnérable, afin de comprendre pourquoi tel homme ou telle femme, a telle obscession, telle bizarrerie. Comprendre la faille, c'était entrer en lien direct avec le comportement de chacun.

 

Le choix du costume d'abord fut la seconde étape pour visualiser son rôle.

 

Quelles couleurs aime t'il, est-il attaché à son apparence extérieure, est-il soigné, a t'il mauvais goût?

 

Lors des lectures de texte, quel ton donner? Rester neutre jusqu'à trouver comme une évidence, le ton juste? Ou bien, essayer, tenter une certaine façon de lui trouver une voix, jusqu'à trouver la bonne?

 

La mémoire! Un texte pas su, c'est un texte qui n'est pas encore compris, donc mal perçu. L'entraînement à dire sa phrase spontanément après celui qui nous précède, sans hésitation, c'est comme le musicien qui repasse tout le morceau dans sa tête avant de jouer un concert, de même pour le skieur qui visualise tous les piquets avant de descendre la piste ou le danseur qui marque toutes les accélérations, les déplacements, les portés, les stabilisations, les projections de son corps avant d'entrer sur scène. Lancer les répliques en rafales, tel est l'objectif!

 

Le plaisir du collectif:   chaque interprète a un personnage à défendre. Tel personnage prend du relief, en opposition avec tel ou tel autre personnage. C'est à la fois la dépendance, mais aussi la complémentarité  des caractères qui apportent l'énergie pour faire vivre la pièce.

 

Le plaisir du groupe où chacun a une responsabilité par-rapport à l'autre, à l'instar de choristes qui s'unissent pour ne faire plus qu'une voix apporte la jubilation, l'exaltation de jouer. Cette Veillée Funèbre nous en donne sans réserve, la possibilité.

 

 

 

Le Texte :

 

 Le texte, sans intrigue, dont les paroles sont crues sans être vulgaires, a une construction très pertinente, et ses 1000 répliques abordent beaucoup de thèmes, même s'ils ne sont pas toujours développés.

 

Le choix de dire ou pas dire ce qui est proposé, d'intervertir, de mettre en avant  une idée, a été une expérience très enrichissante. C'était en quelque sorte, une façon de s 'approprier la pièce, de lui donner une nouvelle identité, de l'actualiser.

 

Le champ lexical  sur le thème de la mort fait écho à la notion de temporalité. On ne sait pas depuis combien de temps il est mort, depuis combien de temps les gens le veillent, est-il vraiment mort?

 

Parler du mort, c'est chercher à savoir qui il était.

 

Un peu à la façon d'Hervé Christiani qui est mort, sans que l'on sache qui était ce Max! Un hippie, un catho, un ex-prisonnier, un travailleur du sexe, un homosexuel, un anti-Marx.

 

Ce texte nous baigne dans un univers résolument absurde et drôle.